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Quand opérer une rhizarthrose ?

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On appelle « rhizarthrose » l’arthrose de la main à la base du pouce. Cette pathologie qui crée d’abord des douleurs puis devient invalidante peut nécessiter une intervention chirurgicale si les traitements médicaux ne suffisent pas.

 

Rhizarthrose : quand opérer ?

 

L’arthrose de la base du pouce est une pathologie fréquente, notamment chez les femmes proches de la cinquantaine. La cause exacte de cette maladie est la plupart du temps inconnue, mais elle peut aussi être la conséquence d’une fracture, d’un rhumatisme ou d’une infection.

 

La douleur est le premier symptôme et, progressivement, des gestes simples de la vie quotidienne deviennent difficiles à réaliser.

 

Le premier traitement est le plus souvent médical, basé sur du repos, le port d’une attelle, la prise d’antalgiques, l’utilisation d’anti-inflammatoires et des injections éventuelles de corticoïdes. Avec le temps, une déformation de la base du pouce peut finalement apparaître, due à la détérioration du cartilage, et s’accompagner d’un enraidissement. C’est la plupart du temps à ce moment-là que la chirurgie devient nécessaire.

 

Néanmoins, une intervention peut parfois être envisagée de manière plus précoce, particulièrement dans les cas de malformation de l’articulation trapézo-métacarpienne engendrant un dysfonctionnement biomécanique du pouce.

 

Quels sont les traitements de l’arthrose du pouce ?

 

Si la douleur et le handicap persistent après 6 à 12 mois de traitement médical, il faut alors envisager une intervention chirurgicale. Aujourd’hui, l’arthroscopie et la trapézectomie (ablation du trapèze) sont les deux traitements chirurgicaux le plus souvent réalisées pour traiter la rhizarthrose.

 

Hospitalisation et anesthésie

 

Que ce soit pour l’arthroscopie ou la trapézectomie, l’intervention se déroule la plupart du temps sous anesthésie locale. Une arthroscopie permet une sortie de l’hôpital le jour même. Dans le cas d’une trapézectomie, la sortie du patient se fait le plus souvent le lendemain.

 

Déroulement de l’opération

 

L’arthroscopie est une solution plus légère et moins invasive que la trapézectomie. Elle est souvent utilisée dans les cas de rhizarthrose peu avancée, ou si le patient a besoin de retrouver très vite une activité normale.

 

En utilisant une caméra minuscule, le chirurgien va pouvoir travailler au niveau de l’articulation pour enlever les excroissances osseuses (ostéophytes) et le cartilage abimé.

 

La trapézectomie est en revanche une intervention chirurgicale à part entière. Après avoir incisé le poignet, le chirurgien procède à l’ablation de l’os trapèze, le remplaçant selon les cas par une prothèse ou une partie du ligament du pouce.

 

Chirurgie de la rhizarthrose : résultat

 

L’arthroscopie ne peut pas être considérée comme un traitement définitif : c’est une solution d’attente, qui permet de repousser à plus tard la trapézectomie.

 

C’est environ 2 ou 3 mois après l’intervention que peut être observé le résultat de l’arthroscopie. A l’inverse, la trapezectomie assure bien souvent un résultat définitif.

 

Les douleurs disparaissent, la déformation de la base du pouce se stabilise et le patient récupère un bon usage de sa main. La rééducation avec un kinésithérapeute est indispensable. Il faut en moyenne 6 mois pour que puisse être observé le résultat final.

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