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Tumeur glomique maligne : est-ce fréquent ?

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Même si elle reste relativement rare, la tumeur glomique située dans la pulpe sous l’ongle peut inquiéter, tant le terme même de tumeur fait peur à de nombreux patients. En réalité, le mot tumeur est synonyme de prolifération cellulaire, et ne traduit en rien le caractère plus ou moins grave de la lésion : comment savoir s’il s’agit d’une tumeur glomique maligne ?

 

Tumeur glomique ou maligne : quelle différence ?

La tumeur glomique est une tumeur proliférative du corpuscule de Masson ou glomus, une structure neuro-myo-artérielle dermique comprenant une anastomose artério-veineuse impliquée dans le contrôle de la température locale cutanée.

Les tumeurs glomiques représentent environ 1 à 2 % des tumeurs de la main, même si des localisations plus rares peuvent aussi se voir.

Dans 60 % des cas, la tumeur glomique touche une femme : l’âge moyen se situe aux alentours de 40 ans, avec une atteinte préférentielle et inexpliquée des doigts de la main gauche. Les causes de la tumeur glomique sont diverses, aussi bien génétiques que mécaniques.

Le diagnostic d’une tumeur glomique associe toujours un examen clinique par un chirurgien spécialiste de la main, couplé à des examens complémentaires :

Le retrait de la tumeur glomique par un chirurgien de la main doit être complet et la tumeur ainsi retirée doit bénéficier d’un examen anatomo-pathologiste pour apprécier son degré de bénignité ou inversement de malignité.

 

Est-ce que la tumeur glomique est un cancer ?

L’examen microscopique d’une tumeur glomique met en évidence généralement une lésion proliférative périvasculaire touchant les cellules de l’appareil neuro-myo-artériel des corps glomiques, et tout particulièrement des cellules musculaires lisses les constituant.

La prolifération des cellules musculaires lisses se fait avec un indice de mitoses faible, sur une lésion de petite taille (1 à 5 mm) parfaitement délimitée et encapsulée, sans trace d’anfractuosité vasculaire avec passage de cellules prolifératives (les emboles de cellules cancéreuses sont typiques des tumeurs malignes métastatiques).

Une tumeur glomique ne présente donc aucune des caractéristiques habituelles d’une tumeur maligne ou cancéreuse. Malgré la douleur générée chez le patient, la tumeur glomique reste bénigne ; son principal danger restant local et lié à sa capacité de multiplication et de compression des tissus avoisinants.

Si le risque de tumeur glomique maligne s’avère donc quasiment nul, cela suppose toutefois de bénéficier d’un diagnostic précis, certaines tumeurs des doigts ou des ongles pouvant mimer une lésion du glomus dermique.

D’autres tumeurs du doigt, comme l’hémangiosarcome, le mélanome sous-unguéal ou les tumeurs à cellules géantes, doivent entrer dans le diagnostic différentiel de la tumeur glomique bénigne.

Ces tumeurs peuvent en effet présenter un potentiel cancéreux avéré, qu’il convient alors d’objectiver ou d’infirmer avec l’examen anatomo-pathologique.

En cas de cancer touchant l’ongle ou le doigt, le chirurgien spécialiste de la main doit faire appel à un oncologue, pour réaliser un bilan d’extension et choisir le meilleur traitement possible de la lésion maligne, qu’il soit médical (chimiothérapie), physique (radiothérapie) ou chirurgical (exérèse large), le rendant fondamentalement différent de la prise en charge d’une tumeur glomique bénigne.

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